Moneyball et sabermetrics : Interview d’Alain Usereau, membre de la SABR

À l’occasion de la sortie du film "Moneyball" ("le Stratège" dans la version française) le 16 novembre prochain, nous sommes allés à la rencontre d’Alain Usereau, membre de la Society for American Baseball Research (SABR), organisation reconnue internationalement pour son travail sur l’histoire du baseball et qui a donné son nom aux analyses statistiques nouvelles décrites dans le livre et le film "Moneyball, The Art of Winning an Unfair Game" : les sabermetrics.

Alain Usereau est un journaliste et chroniqueur sportif depuis 1989. Il travaille actuellement pour Radio-Canada et Réseau des Sports (RDS). Grand spécialiste du baseball et notamment des Expos de Montréal, il a sorti en 2009 un livre "la glorieuse époque des Expos".

HONUS. Alain Usereau, vous êtes membre de la SABR depuis 1991. Pouvez-vous nous parler de l’origine de cette organisation, reconnue dans le monde du baseball, et de ces missions ?

Alain Usereau. L’organisation existait depuis 20 ans déjà lorsque j’y ai adhéré. Une quinzaine de passionnés de baseball et aussi de son histoire avaient alors décidé en 1971 de former un groupe alors qu’ils étaient réunis à Cooperstown, dans l’état de New York, site du Temple de la Renommée du baseball. Je ne pense pas qu’ils envisageaient qu’un jour l’organisation aurait pris une telle ampleur et aurait un rôle aussi signicatif.

 

HONUS. Pourquoi êtes vous devenu membre de la SABR et qu’est-ce que cela représente pour vous ?

AU. Je suis devenu membre à la suite justement d’une visite à Cooperstown en 1991. On m’avait remis un dépliant promotionnel. J’aime le baseball et SABR me permet de partager cette passion avec d’autres membres à travers le monde.

HONUS. Pourquoi et comment est né SABR Québec ?

AU. SABR Québec est né grâce à l’initiative de Bill Young et Daniel Papillon. Ce sont eux qui ont déployé les efforts initialement afin de faire connaître la riche histoire du baseball dans notre province. Notre site internet est de toute beauté et c’est le fruit du travail de ces deux individus.

HONUS. Nommés en l’honneur de la SABR, que sont les sabermetrics, mis en lumière par le livre de Michael Lewis Moneyball, the art of winning an unfair game dont est tiré le film de Bennet Miller avec Brad Pitt ?

AU. Sabermetrics est dérivé bien sûr de l’acronyme SABR. Il s’agit de l’étude statistique des données recueillies au baseball et cela va plus loin encore que ce qu’a fait connaître Moneyball. Le livre met l’accent principalement sur un aspect, qui est la moyenne de présence sur les bases pour les frappeurs. Auparavant, on ne souciait que très peu des joueurs qui avait la capacité de recevoir des buts sur balles (ou Base on Balls (BB). Maintenant, on connaît la réelle valeur de ces frappeurs de sorte que toutes les équipes se sont mis au diapason des A’s d’Oakland et Billy Beane.

HONUS. En quoi les Sabermetrics ont-ils révolutionné le baseball moderne ?

AU. Comme je le mentionnais, c’est surtout dans l’évaluation des joueurs et des buts sur balles que s’est exprimé cette révolution. Maintenant, on ne laisse plus passer des joueurs qu’on considérait autrefois comme « passif », c’est-à-dire des joueurs qui laissaient passer beaucoup de lancers. Aujourd’hui, les équipes s’arrachent ces joueurs. Une des conséquences fâcheuses par contre, c’est que les lanceurs effectuent plus de lancers qu’auparavant et du coup engendre l’utilisation souvent prématurée de lanceurs de relève. Évidemment, les matchs sont plus longs en raison de ces changements.

HONUS. Partie critique ciné ! Qu’avez-vous pensé, en tant que spécialiste du baseball, du livre et du film Moneyball ?

AU. J’ai bien aimé. Il s’agit d’un concentré du livre. Je suggère par contre la lecture du livre, ne serait-ce par exemple que pour le chapitre consacré à Scott Hatteberg.

HONUS. Pour finir, quelques mots sur les Expos de Montréal qui ont conservé quelques fans en France. Le General Manager Omar Minaya a été confronté au même problème chez les Expos entre 2000 et 2004 que Billy Beane aux A’s : peu de ressources financières pour le recrutement de joueurs et construire une équipe performante. A-t-il usé des sabermetrics à l’époque ?

AU. Pas du tout. Minaya est arrivé à Montréal en sachant qu’il n’y serait qu’en attendant qu’un propriétaire déménage la concession. Minaya a profité de cette fenêtre d’opportunité pour effectuer des transactions spectaculaires, qui lui ont permis d’attirer l’attention d’autres organisations. Il s’est d’ailleurs déniché un poste de GM avec les Mets de New York par la suite. Mais Minaya a aussi mis en péril l’avenir à moyen terme de l’équipe en vidant son système de développement des joueurs dans son réseau de club-écoles. Ce faisant, lorsque les Expos sont partis, l’organisation n’avait absolument aucune profondeur et Washington en a ressenti les effets pendant plusieurs années, ce qui était prévisible. Les Nationals commencent d’ailleurs à peine à se remettre de la période Minaya. Quant aux sabermetrics, il y a encore des couches de résistance, surtout de la part de certains médias plus traditionalistes, ce qui est normal dans un sport aussi conservateur. Et l’évolution « Moneyball » ne sera sûrement pas la dernière à toucher le baseball !!

 

Merci à Alain Usereau pour avoir accepté de répondre à nos questions.

 

Moneyball, The Art of Winning an Unfair Game

Avant d’être un film réalisé par Bennett Miller avec dans le rôle principal Brad Pitt, Moneyball est un livre écrit par un journaliste économique américain, Michael Lewis, en 2003. L’ouvrage décrit comment Billy Beane, general manager des Oakland Athletic’s, a appliqué de nouvelles analyses statistiques, dites sabermetrics, pour monter une équipe compétitive malgré une situation  financière défavorable pour la franchise face aux grosses écuries comme les New York Yankees.

Le livre connu un réel succès et aida à populariser les sabermetrics auprès du grand public mais également au sein des franchises MLB. Certaines reprirent, comme les New York Mets, cette nouvelle méthode de management. Depuis, les équipes qui utilisent les sabermetrics se voient affublés du surnom Moneyball comme les Moneyball Mets en 2010.

Au XIXème siècle, les seules statistiques disponibles était le batting average (AVG), les points produits (RBI) et les vols de base (SB). Pendant longtemps, elles furent les seules réellement utilisées pour sélectionner les joueurs lors des recrutements. Mais des études montrèrent que des données telles que les présences sur base (OBP) ou la puissance des frappes « slugging » (SLG) étaient de bien meilleurs indicateurs. D’autres données furent aussi utilisées comme la réunion des OBP et du Slugging pour l’OPS, On-Base  Plus Slugging. C’est grâce à ces données que Billy Beane rendit les A’S aussi performants que les Yankees pour une masse salariale bien moindre.

Considéré comme le père des sabermetrics, Bill James, les définit ainsi : « une recherche de la connaissance objective du baseball ». Basé sur le travail de chercheurs des années années 60 – début 70, il compila de nombreuses données et pensées sur les statistiques au baseball dans une série de livres qui débuta en 1977. Ces livres devinrent rapidement populaires auprès d’une génération de fans de baseball. En 2002, il était nommé conseiller spécial auprès des Boston Red Sox.

D’autres chercheurs ont ensuite proposé de nouvelles statistiques sabermétriciennes (Voros McCraken avec le DIPS ou Keith Woolner avec le VORP) et des general manager ont commencé à les utiliser pour leur recrutement comme le prédécesseur de Billy Beane aux A’s, Sandy Alderson en 1995 (il devint après le manager des Moneyball Mets en 2010). Craig R. Wright fut le premier employé d’une franchise MLB, les Texas Rangers, à avoir le titre officiel de sabermétricien. 

Society for American Baseball Research

Bill James, membre historique de la Society for American Baseball Research (SABR, prononcée « saber »), a nommé son travail sur les statistiques « sabermetrics » en hommage à cette association de passionnés de l’histoire du baseball.

La SABR fut fondée en août 1971 par L. Robert Davis et une quinzaine d’autres chercheurs spécialistes du baseball à Cooperstown, lieu du mythique National Baseball Hall of Fame. Son but est l’étude du baseball et la diffusion de ses recherches. Elle est composée d’historiens, journalistes et autres membres des média, d’anciens joueurs et d’officiels de Major League ou de Minor Leagues, d’écrivains. L’organisation est divisée en structures régionales appelées « chapitres », essentiellement aux Etats-Unis mais avec des ramifications internationales au Québec, en Grande-Bretagne (fondé par un ancien joueur de MLB Bobby Thompson), à Puerto Rico et au Japon. Elle compte en tout 6000 membres à travers le monde, la SABRNation.

Pour ses recherches, la SABR a créé de nombreux comités traitant de sujets particuliers : baseball asiatique, stades de baseball, baseball latino, Negro leagues, origines du baseball, science du baseball… Pour diffuser ses études sur le baseball, la SABR possède de nombreuses publications. Elle encourage également les recherches en dehors de son organisation et remet chaque année 9 prix comme le Bob Davis Award (pour le travail exceptionnel d’un membre de la SABR), le Henry Chadwick Award (pour les chercheurs – historiens, statisticiens, archivistes…) ou la Seymour Medal (meilleure livre d’histoire ou de biographie de baseball). Une convention annuelle des membres se déroule chaque année dans une ville différente.

Depuis 2002, la SABR a lancé un vaste projet afin d’établir une biographie de tous les joueurs ayant participé à la Major League Baseball.

Site de la SABR, ici.

Site de la SABR Québec, ici.

Bhonus, la bande annonce du film Moneyball/Le Stratège

 

20 commentaires à “Moneyball et sabermetrics : Interview d’Alain Usereau, membre de la SABR”

  1. [...] que les Bleus vivaient un Euro de football bien calamiteux. Soccernomics est en quelque sorte le Moneyball du football. La comparaison n’est pas gratuite puisque le livre fait de très [...]

  2. francovanslyke dit :

    C’est un peu normal vu le sujet : c’est déjà incroyable qu’il y est des spectateurs ! Et ce film est un trés bon film, c’est ça qui est important.

    Pour les cinéphiles fans de stats sinon, la différence entre l’Era + et l’Era – : eh oui, cela existe !!!
    http://sports.yahoo.com/mlb/blog/big_league_stew/post/Everything-you-always-wanted-to-know-about-ERA-;_ylt=AtXsc0kg.2KVjqS4aQNalg0RvLYF?urn=mlb-wp27285

  3. Mike - #18 Web's dit :

    Tu viens de briser mon enthousiasme…

  4. Beru dit :

    77 846 entrées en 1ère semaine, cela ne fait même pas partie du top 10. Aux Etats-Unis, le film avait été en 2ème position du box-office pendant 2 semaines, tandis qu’au Japon, il est en 3ème position pour la 2ème semaine consécutive.

    On ne peut pas dire que Brad ait attiré les foules en France cette fois-ci…

  5. Mike - #18 Web's dit :

    Bon eh bien avec un peu de retard, je viens d’aller le voir à Chatelet en VO. Pour commencer, la salle était pleine. Les gens réagissent plus à l’histoire elle même et au personnage Billy Beane plutôt qu’au business et au sport en lui même. C’est l’éternelle histoire de David contre Goliath et d’un homme qui a une seconde chance. J’ai senti que le public dans la salle était touché par cette histoire, par les différents caractères (David Justice, Hatteberg, etc…) Je pense que ce film sera un succès.

    Après en ce qui me concerne, je viens de terminer le bouquin, donc j’étais juste ebloui hier. Brad Pitt est phénoménal et je trouve que le rendu du scénario est plutot bon. Par contre, en amateur de baseball et de stats, ils ont énormément simplifié le tout. Mais je l’ai trouvé quand même excellent. Et puis c’est de voir des Johnny Damon ou Giambi à leurs débuts.

    Ce film va cartonner et je l’espère fera une bonne publicité à notre sport.

  6. francovanslyke dit :

    les critiques sont plutôt bonnes effectivement
    http://www.lemonde.fr/cinema/article/2011/11/15/le-stratege-les-lois-du-base-ball-appliquees-a-la-crise_1603943_3476.html
    http://www.excessif.com/cinema/le-stratege-6651419-760.html
    http://www.premiere.fr/film/Le-Stratege-1837130/%28affichage%29/press
    ce qui est assez énorme, c’est qu’une phrase revient comme un letmotiv dans toutes les critiques : »le baseball, ce sport que les français ne comprennent pas »…. c’est donc bel et bien un fondement de notre France : le baseball, c’est pas possible en France ; mais heureusement, grâce aux expressions, « Brad pitt va frapper un home run », on progresse….

  7. Gaétan dit :

    Je viens de parcourir quelques sites de grands médias (Figaro, Inrocks, Express…) et je ne trouve pour le moment que des critiques élogieuses pour le film.

    Ce qui est plaisant, c’est que les critiques rappellent le caractère actuel du propos qu’incarne le film que ce soit pour les autres sports, la politique, la finance… et que nul besoin d’être un connaisseur du baseball pour comprendre et apprécier le film.

    Avec de telles critiques, j’espère que cela assurera un succès bien sympathique au film ! En tout cas, aux USA, il a très bien marché !

  8. Gaétan dit :

    Vu le film ce soir en avant-première. Peut être le seul film de baseball que je verrai dans une salle obscure sur grand écran…

    Perso, j’ai adoré et avoir fait les recherches pour l’article a mis encore plus en relief le film pour moi. Mon amie qui a fait un an de softball et qui n’a pas une grande connaissance du baseball a aimé le film. Elle a trouvé ça intéressant et n’a pas vu les 2h15 passer.

    Finalement, le film fait pot de fer contre pot de terre, David contre Goliath et vu comme ça cela reste une histoire universelle. En revanche, l’univers baseball ne sera pas compris de tous !

    L’idéal serait que le film fasse au moins 1 million d’entrées mais même la moitié, ça serait déjà génial pour le baseball français. Si simplement 1% des spectateurs souhaitaient découvrir le baseball après ça, vous imaginez le nombre de licenciés supplémentaires.

    Donc, je pense que le film est plus « universel » qu’il n’y paraît. Il y a de l’humour, pas trop de « pathos », des scènes réjouissantes comme biiiiiiiip ou encore biiiiiiiip ;) . les acteurs jouent juste surtout Brad et Jonah Hill. Le film ne sera pas unanimement apprécié des spectateurs et critiques mais il sera apprécié d’une bonne part d’entre eux. J’y crois ! I believe !

  9. Beru dit :

    Hier marquait le 14ème jour du mois de Novembre qui est, comme chacun sait, non pas le jour de sortie du Beaujolais Nouveau, mais le Toho Cinemas Day, donc les billets de ciné à 1000 yens (environ 10 euros), quasi-offert, donc… (quand vous aurez payé des billets à 20 euros, vous comprendrez le sentiment)

    C’est donc tout naturellement que je me suis dirigé vers les salles obscures pour aller voir ce film tant adulé sur Honus et qui est sorti ici cette semaine.

    Première impression, le film n’attire pas vraiment les foules : seule une quarantaine de personnes sont venues voir le film, mais bon, dans un pays où même Harry Potter ne remplit pas les salles un soir de première, on ne peut pas vraiment dire que ce soit significatif.

    Ceux qui me connaissent savent que je suis fan de baseball, ainsi qu’un aficionado de statistiques et des mathématiques, c’est donc assez naturellement que j’ai apprecié ce film.

    Mais je crains que le français lambda, ignare du monde du baseball, ne soit que peu intéressé par Moneyball. La présence de l’ami Brad permettra-t-elle d’atteindre des audiences record ? Ca m’étonnerait. Il ne joue pas dans ce film, un héros sauvant des vies à tout bout de champ, n’a plus la gueule de ses 20 ans et pas encore une à la Harisson Ford…

    Le film devrait tout de même attirer quelques spectateurs en première semaine grâce à cette tête d’affiche, mais je pense qu’il va rapidement s’essouffler. Même au Japon, où le baseball est pourtant religion, le film était relégué en 9ème salle dès sa 1ère semaine.

    Est-ce que ça va permettre à plus de personnes de connaître le baseball en France ? Là encore, je crains que non (le film n’est pas orienté vers une découverte ou une apologie du baseball).

    En bref, une histoire qui devrait plaire aux fans de baseball passionnés de statistiques, mais qui ne devrait pas emballer les autres. Mais j’espère bien me tromper…

  10. Gaétan dit :

    Surtout que dans le premier film, les vampires jouent au baseball !!

  11. francovanslyke dit :

    Brad Pitt + le réalisateur de social network, allez on a deux semaines pour voir le film au cinéma ! Dépechez vous d’y aller si le film est diffusé ! Je croyais pas que le baseball et les vampires pouvaient être concurrents…

  12. Gaétan dit :

    C’est un film avec Brad Pitt ! Il sera diffusé dans de nombreuses salles. En revanche, sa vie en salles dépendra de la fréquentation, comme toujours ! On peut espérer que Brad ramènera du public mais il y aura la concurrence de Twilight 4 le même jour !

  13. LaHuppe dit :

    Nous pauvres parmi les pauvres, nous qui habitons la Province, là où les loups rodent, là où les brigands rançonnent et où la fée électricité se fait attendre encore aujourd’hui…

    Nous, donc, qui habitons un vaste territoire où le Baseball n’est que Province, sport souvent assimilé au Malin… Nous sommes sauvés ! Oui mes frères de province, Brad Pitt est connu ici, là bas aussi… il devrait donc, je pense, y avoir quelques salles projetant ce film… non ?

  14. Popy dit :

    Est-ce que l’on sait si le film va passer en province? car sur Paris cela semble sure mais aprés il y a le reste de la France…

  15. Gaétan dit :

    Effectivement, le titre Moneyball était plus vendeur mais d’un autre côté, pour les producteurs, cela résumait peut être le film à une question de frics pour le spectateur français. Aux Etats-Unis, le terme Moneyball est rentré dans l’usage courant et les américains savent que cela va au delà de la simple question de l’argent ! C’est aussi une nouvelle méthode de management, de recrutement et de système de jeu.

    Ce que j’espère, c’est que le film restera compréhensible malgré le côté stats et termes baseball. Mais concernant l’apologie du BB, je suis partagé. Pour le baseball loisir, quand on est débutant, on est toujours tenté par faire du BB lors du passage au bâton. Mais l’expérience venant, on recherche la frappe naturellement. Dans les niveaux supérieurs, on recherche la frappe car au final, nos championnats ne disposent pas de lanceurs si performants que la stratégie du BB puisse conduire au recrutement de tels joueurs dits autrefois « passifs ». La preuve avec Rouen qui a renvoyé Washington parce qu’il ne frappait à moins de .300 AVG alors qu’il était un étranger (donc on lui demande de frapper au moins à .350 !).

    De plus, un joueur qui sait attendre les BB doit avoir un bon feeling au bâton (pour frapper des fouls au bon moment, savoir coupé!) et puis il doit quand même frapper dans les .250 avec de la puissance (slugging). Un exemple, Nick Swisher des Yankees qui prend beaucoup de BB, doit frapper en moyenne dans les .260-.270 mais qui a un gros slugging ! D’ailleurs, il vient des A’s…

  16. francovanslyke dit :

    En tout cas j’irai voir « le stratège », malgré son titre improbable et pas vendeur ! ils pouvaient pas garder Moneyball ? Oui, j’irai voir du baseball au cinéma, ce qui est pas arrivé depuis…. bien longtemps ! Ce qui reste révolutionnaire, c’est comprendre que le joueur qui prend des bb, c’est bon pour l’équipe (si t’as les frappeurs derrière pour le faire entrer bien entendu). il faut se rappeler qu’un bb pris lors d’un passage, et bien au niveau scorage, c’est un passage qui compte pas, preuve que le baseball ne prenait pas en compte le bb comme un élément d’un bon joueur au bâton.

    Après j’ai un peu peur de l’effet pervers du film sur le bbf : je m’explique, si le film fait l’apologie du joueur qui prend des bb, déjà qu’en France beaucoup de joueurs attendent trop le bb, ca va pas aider au développement d’un baseball de qualité…

  17. Ben dit :

    moi oui, très !

  18. Fishiguchi dit :

    Et vous trouvez ça drôle ? ^^

  19. francovanslyke dit :

    C’est la rubrique « FK9″ dans les stats (« Fish K en 9) ! »

  20. pierolefou dit :

    Est ce qu’il y a des stats des joueurs qui prennent des K en fin de match.

    En effet, j’aime la tradition du « dernier mort paye sa bière ».

    Tu es coach, tu fais rentrer le Fish à 2 morts et hop ! Une tournée de bière !

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