La légende du Glorioso Licey

 

Lorsque vous arrivez à Saint Domingue, il ne vous faut que quelques minutes pour être imprégné de la ferveur qui agite le pays en ce mois de décembre. De la Venezuela, à la Lincoln en passant par la Independancia, vous ne pouvez pas louper les drapeaux de couleur qui décorent les véhicules. Rouge, bleu, orange, jaune, vert ou bleu : chacun arbore ses couleurs avec fierté comme d’autres porteraient un blason.

Au Pays des Champions du Monde, la pelota est omniprésente et structure les relations sociales. Homme comme femme, tu es Aguilucho, Liceyista ou Escogidista avant d’être taxi, ouvrier ou commerçant. En cette fin d’année, les discussions s’animent dans les repas de fête autour de deux questions : Double champions en titre, Escogido va-t-il faire la passe de trois ou bien est-ce l’année du retour du Glorioso ?

Le Glorioso ? Ici, on parle de la gloire de Licey, l’équipe la plus titrée du baseball latino. Un club centenaire qui a façonné sa légende à travers les décennies, des joueurs de génie et de rivalités acerbes.

 La Genèse del Glorioso

Le baseball est arrivé en République Dominicaine par le biais des échanges commerciaux qui commençaient à se structurer avec Cuba et les Etats Unis. C’est ainsi que le 25 septembre 1886, deux équipes formées de marins du Maria Herrera se sont affrontées sur une plage près de San Pedro de Macoris, pour ce qui fut le premier match de Pelota de l’histoire Dominicaine.

À partir de ce moment-là, le baseball commença à se développer et de nombreuses équipes se montèrent dans différentes parties du Pays. Ainsi, le 7 novembre 1907, un petit groupe de passionnés se réunirent pour former une nouvelle équipe dans la capitale et ainsi rivaliser avec les clubs d’Ozama et de Nuevo Club qui dominaient le baseball à cette époque. Incapable de trouver un nom à leur équipe, ils se mirent néanmoins d’accord sur le fait que celui-ci devait être court, cinq lettres, afin qu’il puisse être visible sur les maillots des joueurs par les spectateurs. Ils trouvèrent le nom de l’équipe à l’occasion d’une fête organisée dans le Région du Cibao, où une petite rivière nommée Licey coulait à proximité. Ainsi débuta 107 ans de Gloire pour l’équipe la plus titrée de la Caraïbe. 

Du sud profond, à l’est en passant par le Cibao, l’équipe de Licey se déplace dans l’ensemble du Pays pour y rencontrer les équipes locales. De l’engouement qu’il provoqua, naquit le fanatismo Liceyista qui fait qu’aujourd’hui on trouve des fans de l’équipe dans chaque famille, dans chaque village de la République Dominicaine. Dans ces premières années, l’équipe du Nuevo Club continue néanmoins de maintenir sa domination grâce à son lanceur Enrique Hernández, el Indio Bravo, et remporte les 2 premiers championnats nationaux de 1912 et 1913.

Pendant ce temps, Licey commence à constituer une équipe solide avec des joueurs comme Pancicú Herrera, le lanceur cubain Diamante Negro, les Portoricains Llallo et Queché et l’américain Lynch. Mais c’est avec recrutement d’El Indio, Enrique Hernandez, que Licey va changer de dimension, amorcer un règne sans partage et construire sa légende.

Enrique Hernandez, El Indio.

Entre 1916 et 1924, le pays est occupé militairement par les américains. Les navires de guerre Gringos mouillent dans le port de Saint Domingue et les matelots organisent des matchs avec les équipes locales. A l’époque, tous les journaux s’accordent à dire qu’il est impossible pour une équipe Criolla de battre les Gringos.

En 1916, Licey rencontre les marins du canonnier Petrel et est en train de perdre 3 à 0 au milieu de la neuvième manche quand El Indio passe au bâton. A deux morts, bases pleines, la légende affirme qu’il a dit au lanceur gringo : «  je vais batter avec une seule main pour remettre ces arrogants à leur place». Il frappa donc d’une main la première balle lancée et l’a sortie champs centre. Home Run et victoire dominicaine 4 à 3. Ainsi commença la Légende du Glorioso Licey et celle d’El Indio.

Enrique Hernandez a été la première star du baseball dominicain. Avec lui, Licey devient une machine invisible qui régna sans partage jusqu’en 1922.

Equipe du Licey 1922.

Les rivalités

Leones del Escogido

Afin de mettre un terme au leadership de Licey, un nouveau club va naitre d’une sélection des meilleurs joueurs de 3 autres équipes de la capitale: San Carlos, Los Muchachos et Delco Lite. Les Leones del Escogido (Escoger signifie choisir, sélectionner) voient donc le jour en 1921 et remportent le championnat national dès 1922. A partir de ce moment-là débuta la Rivalité Eternelle avec comme paroxysme l’annulation du championnat 1923.

Durant les années 50 et 60, les deux équipes de la Capitale vont continuer à se disputer le leadership du baseball criollo et s’adjugeant 11 des 16 championnats disputés. Mais à l’aube des années 70 s’amorce un long déclin pour Escogido et l’émergence d’une nouvelle rivalité pour Licey avec les Aguilas Cibaenas

Les Aguilas Cibaenas

Las Aguilas, c’est l’équipe de Santiago, la deuxième ville du Pays située dans la région du Cibao. En raison de son emplacement stratégique, celle-ci a quelquefois servi de capitale durant la guerre d’indépendance contre Haïti. La rivalité Saint Domingue/Santiago, s’exerce donc d’abord sur le terrain économique et politique. En effet, la région du Cibao n’est pas seulement le potager de la République Dominicaine mais aussi en quelque sorte son fournisseur officiel de Présidents de la République (seuls les deux derniers présidents ne sont pas originaires du Cibao).

Sur le plan sportif, la rivalité Tigres del Licey/Las Aguilas (les Aigles) s’installe à l’aube des années 70. Dans cette période dorée du baseball dominicain, les deux équipes vont truster les 10 titres de la décennie : 5 victoires chacun. Licey étend néanmoins sa domination en dehors des frontières en remportant 4 Series del Caribe durant cette période.

En 1972, un manager de Légende va prendre les commandes de la maison bleue : Tommy Lasorda. Avec lui, les Tigres vont remporter deux championnats nationaux (72-73 et 73-74) et une serie del Caraibe (1973) 

 

 

 

 

 

Les joueurs de cette époque s’appellent Manuel Mota, Ricardo Carty, Cesarin Geronimo, Bobby Valentine et surtout Teodoro Martinez. 

 

Martinez, La Tilapia, va porter l’uniforme bleu pendant 20 ans disputant 8 series del Caribe. Il est de l’aventure de San Juan où Licey offre sa première couronne caribéenne à la République Dominicaine en terminant la compétition invaincu. En 20 ans, Teodoro disputera 715 parties et frappera 661 hits dont 76 doubles, 22 triples y 9 Home Run. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Teodoro Martinez, la Tilapia

Même si les années 80 verront le retour au premier plan d’Escogido avec Felipe Alou aux manettes, la rivalité Licey/Las Aguilas ne va cesser de s’intensifier. Les deux équipes sont en effet celles qui comptent et de loin, le plus de fans dans le pays. Un sondage Gallup-Hoy revèle que 38% des Dominicains déclarent Licey comme leur équipe favorite et 32%, Las Aguilas.

Lorsque vous allez voir un match au Estadio del Cibao, il y a autant de fans Liceysta qu’Aguilucho. Même observation à Saint Domingue. Les deux clubs déchainent les passions ne laissant que des miettes aux quatre autres équipes professionnelles du Pays. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette popularité est largement portée par le palmarès inégalé des deux équipes qui comptent aujourd’hui chacune 20 titres nationaux. Elle s’alimente également de la pléthore de joueurs légendaires locaux ou gringos qui ont porté l’uniforme Azul ou Amarillo. Pour Licey, citons juste : Erick Aybar, José Canseco, Vladimir Guerrero, Pedro Martinez, Mark Mc Gwire, Ramon Ortiz, Mike Piazza, Hanley Raminez, Alex Rodriguez.

Pour las Aguilas: Moises Alou, Melky Cabrera, Johnny Cueto, Edwin Encarnacion, Luis Polonia, Manny Ramirez, Miguel Tejada. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette rivalité est également ancrée dans la farouche rancœur des Aguiluchos contre les Liceystas. Non seulement Licey a remporté 10 de ces 20 couronnes nationales en battant l’équipe de Santiago, mais il l’a privé de la plus belle des victoires devant son public. Car le fait de Gloire des Liceystas sur les Aguiluchos reste sans contexte la Serie del Caribe 2008.

Cette année-là, las Aguilas remportent le championnat national en battant Licey 5 matches à 2 en finale. Ils gagnent donc le droit de représenter la République Dominicaine à la Serie del Caribe et y affronter les représentants du Mexique, du Venezuela et de Porto Rico. Comble de motivation, la compétition a lieu à Santiago et nos amis Aguiluchos se disent que leur 6ème couronne Caribéenne n’est pas très loin. Mais en raison des problèmes économiques de la Ligue Portoricaine, les borricuas ne sont pas en mesure d’envoyer un représentant pour le tournoi. On appelle donc en lucky loser, le vice-champion Dominicain pour remplacer l’équipe portoricaine au pied levé.

La Serie del Caribe, c’est le jardin des Liceystas. Au moment, où s’ouvre Le tournoi à Santiago, Licey est non seulement l’équipe qui compte le plus de couronnes (9) mais également la détentrice de plusieurs records :

  • Seule équipe à avoir terminé 3 fois le tournoi en étant invaincue :Puerto Rico en 1971 (6-0), Venezuela en 1977 (6-0) et Miami en 1991 (5-0)

  • Seule équipe à avoir remporté le tournoi dans chacun des pays organisateurs (hors Cuba) : Mexique, Venezuela, Porto Rico, République Dominicaine, Miami

Menée par un Nelson Cruz en feu, Licey remporte ces deux premiers matchs contre les Vénézuéliens de Aragua et les Mexicains des Yaquis avant de battre las Aguilas 5 à 2. Le 7 février 2008, les deux équipes se rencontrent à nouveau. Licey a une victoire de plus que Las Aguilas et les mexicains comme les vénézuéliens n’ont plus aucune chance de remporter le trophée. Si Las Aguilas gagnent, ils reviennent à hauteur du rival et peuvent le supplanter. Si Licey gagne, la serie del Caribe rejoint Saint Domingue pour la dixième fois.

Ce 7 février 2008, il n’y aura pas de match. Le Glorioso Licey écrase la partie 8 à 2 et soulève le trophée dans le Jardin du Rival. Cruz finira le tournoi avec une moyenne à .407 offrant leur 10ème couronne, la plus prestigieuse, aux Liceystas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La traversée du désert

2009 : C’est l’année de la dernière victoire Liceysta dans le championnat national. 5 saisons sans trophée pour l’équipe la plus boulimique du baseball latino, cela commence à faire désordre au Pays.

La satisfaction que les Aguiluchos sont eux aussi restés à quai depuis 2008, ne console pas les fanaticos. Licey, el Glorioso s’est fait dépasser par le Rival éternel, Escogido, depuis son rachat par la famille Bonetti, l’une des premières fortunes du pays. Conduits par Moises Alou, le Roi Midas, les Escogidistas ont, en effet, remporté 3 des quatre derniers championnats.

Malgré la traversée du désert, la passion pour Licey ne retombe pas. A Saint Domingue comme à Barahona ou à Santiago, vous pouvez vous amuser à compter le nombre de drapeaux bleus qui décorent les véhicules. Fort de sa légende, Licey reste l’équipe qui compte le plus de fans et déclenche le plus de passion.

 

Yamaico Navarro dans une école élémentaire de Saint Domingue

Depuis début 2013, Manny Acta est revenu aux affaires et a remis le club sur de bons rails. Licey s’est qualifié facilement pour le round robin et l’équipe a été renforcé par de nombreux peloteros de talents, tous fans du club avant d’être joueurs : Erick Aybar (vainqueur du World Baseball Classic), Emilio Bonifacio, Juan Francisco, Leonys Martin, Yamaico Navarro et Jurickson Proffar.

En République Dominicaine, ce pays aux 10 millions de Peloteros, chacun attend désormais la confirmation du réveil du Tigre. Après cinq ans de diète, le Peuple Liceysta est affamé et prêt à écrire un nouveau chapitre de sa Glorieuse Histoire.

 

19 commentaires à “La légende du Glorioso Licey”

  1. Hahahahahahaha, this politics related YouTube video is really so humorous, I loved it. Thanks in favor of sharing this HONUS » La légende du Glorioso Licey .

  2. Fishiguchi dit :

    Un énooooorme article Fred ! Bravo !

  3. FB dit :

    Cette nuit Licey et les Magallanes sont les nouveaux qualifiés. Reste le Mexique.

  4. LaHuppe dit :

    Un nouveau qualifié, après Villa Clara (Cuba), ce sont les Indios de Mayaguez (Porto Rico) qui participeront au « Serie del Caribe » 2014 à Margarita (Ven.).

    Restent à connaitre les champions mexicains, dominicains et vénézuéliens…

    http://youtu.be/g_3HT7-XE0o?t=2m42s

  5. FB dit :

    Au Venezuela, Panda Sandoval à rejoint l équipe des navigantes de magallanes et disputera la finale avec eux comme l an dernier

  6. LaHuppe dit :

    Victoire de Licey face à Escogido sur le score de 2 à 1 (Finale en 9 parties, 5 pour l’emporter)

    La finale de la Ligue Mexicaine du Pacifique débute cette nuit, elle oppose les équipes des Naranjeros de Hermosillo aux Mayos de Navojoa.

    A Porto Rico, la finale oppose les équipes des Indios de Mayaguez aux Criollos de Caguas qui mènent 1 à 0 au meilleur des 7.

    Reste la ligue du Venezuela où la dernière journée des playoffs qui se joue cette nuit devrait décider des deux finalistes.
    La course est serrée entre les Navegantes del Magallanes (10 W 5 L) opposés aux Leones de Caracas (9 W 6 L) et les Caribes de Anzoategui (9 W 6 L) qui devront battre les Aguilas de Zulia (5 W 10 L) pour espérer jouer la finale. Deux places pour trois prétendants et une possibilité pour les 3 équipes de finir ce round robin avec la même fiche de 10 W et 6 L… suspense…

    En lien le « walk off single » de Bob Abreu qui permet aux Leones de Caracas de rester dans la course.
    http://youtu.be/Jb8BiJzkV48

  7. FB dit :

    Finale entre les rivaux éternels. Première manche lundi soir. Finale en 9 manches.

  8. LaHuppe dit :

    Le HR en question, la qualité de la vidéo n’est pas exceptionnelle mais elle a le mérite de ne pas être abondemment décorée de messages publicitaires…

    http://youtu.be/Sbt8mXxR9TQ

  9. FB dit :

    Au bout du match dément ou licey à mené 4 à 1 puis 7 à 3 pour être mené en 8 8 à 7 après 45 mn d interruption et des palabres pour un balk, licey gagné 9 à 8 (HR de Juan Francisco à 2 morts en 9) et se qualifie pour la finale contre escogido

  10. FB dit :

    Hier avait lieu le dernier match du round robin. Escogido deja qualifié, il restait a attribué le dernier ticket pour la finale. Licey et Gigantes étaient ex aequo et las aguilas pouvaient encore se qualifier si ils gagnaient Gigantes et que Escogido battaient Licey ce qui aurait fait un « triple empate ».
    Licey – Escogido d’un coté et Gigantes-Aguilas de l’autre, matchs joués bien sur à la meme heure. Licey prend rapidement la mesure sur Escogido qui fait souffler ces joueurs en vue de la finale. A San Francisco, Las Aguilas est en train de gagner Gigantes quand se produit une panne de courant qui ne sera resolue…qu’à la fin du match Licey Escogido avec la victoire du Glorioso. Que se passe t’il ? Las Aguilas se tranforment en équipe de regionale MP et mysterieusement Gigantes se reveillent et remportent le match devant des aguiluchos anesthésiés. C’est un énorme scandale au Pays d’autant ue ce n’est pas la première fois que las aguilas fait le coup pour barrer la route à Licey. Match de barrage a la vie à la mort ce soir entre Licey et Gigantes à San Francisco de Macoris à suivre sur http://www.ligadom.com/

  11. FB dit :

    Sur Cuba, c’est une equipe légendaire que j ai eu la chance de voir a barcelone pour la coupe du Monde il y a quelques années. Quand je parle de fantasme, c’est pour dire que comme cette équipe est fermée et joue peu à l’exterieur, nous les voyons toujours comme la meilleure equipe du monde ce qui est faux. Leur isolement les a progressivement éloigné du tres tres haut niveau. rappelez vou que l’on parle ici d’un pays de 10 millions d’habitants. Le reservoir n’est pas enorme. Sur leur retour dans la serie del caribe, c’est quelque chose que l’on attend depuis des années. Une serie del caribe sans cuba, c’est une ligue des champions ans le real madrid. Personne ne sait comment leur équipe va se comporter pour ce retour. Mon point est juste de dire que si le mexique et Dominicana ont une équipe du meme niveau que l’an dernier, ils seront injouables pour les autres

  12. FB dit :

    Peut être mes amis…ou pas.
    Pour les liens je te l ai enverrais dans l article preparatoire.
    Pour la tilapia (c’est le nom d un poisson) une foto avec une clope, une autre avec une binouze, j ai l impression que c est le George best du baseball dominicana. En tout cas le gars a joué en grandes ligas durant très longtemps

  13. LaHuppe dit :

     » (…) la fin des fantasmes sur le baseball cubain » ?!
    Euh quels fantasmes ? Cuba c’était la grosse machine, l’équipe championne olympique, du monde, des jeux panaméricains, coupe intercontinentale. C’était le Cuba des Kindelan, Pacheco, Linares et compagnie.

    On verra bien

  14. francovanslyke dit :

    Trés bon ! FB, décidément tu crois que la RD va l’emporter avec le retour de l’équipe championne de Cuba ?
    En tout cas, si quelqu’un a des liens pour voir ces séries, je suis preneur.

  15. FB dit :

    Article a venir sur la serie del caribe.
    Finale nationale Rep Dom + venezuela commence début semaine prochaine. Cuba a quitté la serie en 59 après « le triomphe de la revolution » car Fidel ne voulait pas qu’y participent des équipes professionnelles. Cuba a gagné 7 series sur 10 je crois. C’est le grand retour et probablement la fin des fantasmes sur le baseball cubain

  16. LaHuppe dit :

    A noter que les Séries des Caraïbes c’est bientôt. Avec le retour de l’équipe championne cubaine qui est Villa Clara.

    http://www.margarita2014.com/

  17. francovanslyke dit :

    Super travail…. J’ai tout découvert… trés bon le dénommé la Tilapia !! Ca veut dire quoi d’ailleurs ce surnom ?

  18. LaHuppe dit :

    Très chouette ! La légende d’El Indio, c’est grandiose.

  19. Beaupaul dit :

    Salut fred,

    Un vrai cours d’histoire sportive fred, à la fois riche et passionnant !

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